Non au jetable : Conseils pratiques pour éviter les produits jetables Oui au durable : Conseils pratiques pour choisir des produits durables Conseils pratiques pour allonger la vie des produits

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50 euros renforcent notre action de plaidoyer auprès des décideurs

80 euros nous aident à organiser des missions sur le terrain

Foyers témoins

Les foyers : des motivations et des profils différents

L’arrivée d’un enfant, l’emménagement dans une maison ou encore la volonté de parler consommation avec ses enfants : les motivations pour participer à cette opération ont été variées, les pratiques aussi.

Philippe, une bonne occasion pour faire le tri !

Cette opération a été l’occasion de trouver le temps de se lancer dans la réparation d’un vélo cassé stocké dans un débarras. Après de longues heures, seul ou avec l’aide de bénévoles de la Vélorution, le défi est relevé : le vélo roule à nouveau !

Cécile, un bon moyen de parler avec ses enfants de consommation

Acheter local, avec les AMAP[1], c’est possible et les enfants apprécient de visiter la ferme, de peser les légumes… mais les biens de seconde main ou la réparation : comment faire passer ça auprès d’enfants et d’ados ? C’est ce qui a motivé la famille de Cécile à se lancer et au final, un iPod d’occasion est aussi bien qu’un neuf !

Nicolas, la bricole !

Réparer est une habitude pour Nicolas. Dans son atelier et avec ses outils, il a réussi à réparer une voiture, un chargeur d’ordinateur ou encore un luminaire. Un lave-vaisselle lui a résisté mais grâce aux pièces détachées récupérées, un autre pourra peut-être être réparé. Membre d’un SEL[2], Nicolas peut à l’occasion partager sa passion et redonner vie aux objets des autres !

Jocelyn, de nouvelles idées pour une nouvelle vie…

Au début de l’opération, Jocelyn emménageait dans une petite maison avec jardin. Après des années en appartement, il fallait trouver à bon prix et avec un impact environnemental moindre de quoi entretenir le jardin, meubler la maison et réparer le portail ! Mais comment relever le défi à 40 km de Troyes, où il y a peu de réparateurs ? En l’absence de solutions locales, Jocelyn a eu l’idée de développer un système de partage avec ses voisins : une initiative à suivre et à reproduire !

Cyrielle, le système D

Férue de bons plans, Cyrielle achète depuis quelques années déjà dans les brocantes ou glane dans la rue pour éviter le gaspillage ou mettre la main sur des objets introuvables dans les supermarchés. Avec l’arrivée prochaine d’un enfant, Cyrielle a trouvé meubles, layettes et jeux à prix économique et avec un impact environnemental limité !

Christelle, Monica, Pauline, Sophie, Raphaël et Jean ont également participé à cette opération, merci à eux !

[1] Association de Maintien d’une Agriculture Paysanne.

[2] Système d’Echange Local.

 

Découvrez cette opération foyers témoins en image...

Luttons contre l'obsolescence programmée, apprenons à réparer, réinventons nos modes de vies !

Démonter un objet pour en comprendre les rouages ou le réparer au lieu de jeter : l’idée est simple… Aux 4 coins de la France, des Repair Café, Fete de la dépanne, atelier participatif de réparation de vélos sont organisés, découvrez et participez à ces initiatives citoyennes !

 

Dans le cadre d’événements festifs ou d’ateliers permanents, toutes les occasions sont bonnes pour apprendre à réparer son vélo, son grille-pain ou son aspirateur !

Pour retrouver les adresses près de chez vous, ici

 

 

Découvrez en image l'annuaire de la seconde vie des produits

Parce qu’acheter un produit neuf est plus facile que de trouver un réparateur ou un bien de seconde main, les Amis de la Terre ont lancé il y a 2 ans un annuaire de la seconde vie des produits. Cet annuaire recense les adresses de réparateurs, brocantes, ateliers pour apprendre à réparer ou d’associations qui collectent et retapent vos anciens objets. Près de 2 000 adresses sont déjà répertoriées. A l’occasion de cette date anniversaire, les Amis de la Terre vous invitent à (re)découvrir cet annuaire avec une courte vidéo.

 

 

 

Cet annuaire est né d’une initiative citoyenne et le reste : plus de 50 bénévoles des Amis de la Terre mettent à jour régulièrement en ligne les adresses proposées par les internautes via le site www.produitspourlavie.org.

Récupérer, troquer, acheter et vendre d'occasion: des gestes simples, économiques et écologiques

 

La consommation responsable est-elle réservée à une élite ? Certainement pas ! S’équiper avec des biens de seconde main présente un intérêt écologique car cela permet de retarder l’apparition de déchets et des déchets nous en produisons beaucoup : 594 kg par an et par habitant. Mieux, cela peut même avoir un intérêt économique.

 

Apprendre à réparer sur les sites en ligne d'autoréparation

Le témoignage de Nicolas

Les appareils ne se réparent plus, se jettent pour être remplacés aussitôt par le dernier cri. Réparer c'est désuet du fait de cette voracité consumériste grandissante. Pourtant, nombreux sont ceux qui refusent ce gaspillage comploté. A partir des sites en ligne, des alternatives à l'achat non durable émergent pour apprendre à réparer soi-même son bien. Ces sites d'autoréparation, www.commentreparer.com, www.savoirtoutfaire.com ou encorewww.tout-electromenager.fr, permettent aux bricoleurs ou aux personnes de trouver des conseils et astuces pour réparer leurs objets en panne.

 

Les Amis de la Terre ont interrogé Damien Ravé, fondateur du site en ligne, commentreparer.com, afin qu'il nous explique son projet et Nicolas qui a l’habitude d’utiliser Internet pour l’aider à réparer ses biens.

Le site commentreparer.com a été lancé en 2011 pour proposer des alternatives à la frénésie de la consommation. Ce site est collaboratif, ce sont les Internautes qui partagent leurs astuces et conseils liés notamment à la panne de leurs appareils électriques et électroniques. Un site adapté à tout public, même les plus novices en bricolage peuvent dénicher des combines et réparer leur bien chez eux sans obtenir d'outil particulier. A travers ce site, on y découvre de nombreuses pannes facilement réparables. Problèmes dus principalement à un manque d'entretien, comme le souligne Damien Ravé : «Sur notre forum, une utilisatrice a réparé son écran plasma en... aspirant la poussière qu'il contenait ! » La facilité de la réparation s'explique également par le fait qu'elle ne nécessite pas de changement de pièce[1] « un tournevis suffit souvent pour faire un diagnostic. »

Mais d'autres pannes sont plus techniques et demandent un minimum de compétences et d'outils pour ne pas se mettre en danger. Nicolas semble pourtant y avoir remédié : « J'ai toujours pris l'habitude de réparer moi-même les biens cassés que ce soit du petit électroménager (épilateur électrique) comme du gros électroménager (machine à laver). Je dispose de nombreux outils et tente de réemployer les pièces détachées des objets que je n'utilise plus.»

Trouver des conseils de professionnels ou encore des tutoriels peut souvent prendre du temps pour pouvoir réparer soi-même un bien. Liens commerciaux en première page, vocabulaire technique, tutoriels trop compliqués, pour dépasser ces difficultés, il faut donc trouver un vocable adéquat qui se réfère à des difficultés, comme nous le suggère Nicolas : « j'indique le modèle du produit puis un champ lexical se rapportant à la difficulté comme : problème, panne et même parfois arnaque. » Pour le fondateur du site commentreparer.com, la question du temps est une idée reçue :« Réfléchissez juste une seconde au temps qu'il faut pour acheter un nouveau produit : parcourir les comparatifs sur Internet ; évaluer les critères les plus importants et choisir un type de modèle ; vérifier votre compte en banque ; aller en magasin ; l'acheter ; revenir à la maison ; l'installer ; vous débarrasser de l'ancien modèle, etc. Ce n'est pas le temps qui vous manque : c'est l'envie. Certaines pannes (pas toutes) peuvent se régler en 5 minutes, mais il faut quand même se motiver. »

Les sites en ligne d'autoréparation ont comme avantage de proposer des tutoriels aux internautes désireux de réparer leur bien chez eux. Aucune connaissance en matière de réparation n'est nécessaire, mais cela requiert un minimum d'outils de bricolage chez vous et du temps à prendre pour permettre d'allonger la durée de vide de votre bien. Certes, c'est une épreuve parfois compliquée sur la réalisation de la manipulation. Mais tentez de le faire au moins une fois pour comprendre les dessous de votre bien. Si vous avez besoin d’outils ou d’échanges, pensez aux ateliers de réparation par exemple le Repair Café, http://repaircafe.org/fr/

 

[1] D'après une étude de l'IPSOS (Institut de sondages français), sur 905 personnes interrogées, 45% n'ont pas eu besoin de changer de pièce (Ademe, La perception du SAV par le consommateur dans le domaine du gros électroménager)

 

 

Participer à un atelier d'autoréparation : un lieu de partage et ouvert à tous

Le témoignage de Lorelei

Chaque année en France, environ 1,5 millions [1] de vélos sont jetés en déchetterie. Lorelei, adhérente depuis un an et demi dans un atelier d'autoréparation : la Cyclofficine, a justement récupéré un vélo dans une décharge et l'a retapé dans un des ateliers de l'assocation, mis à disposition pour les adhérents. En un mois et demi, elle a remis en état son vélo pour pouvoir voyager jusqu'à Londres avec des amis. Elle nous fait part de son retour d'expérience pour nous montrer qu'aucune envie n'est impossible.

 

Comment était ton vélo quand tu l’as récupéré?

Lorelei : C'était une vraie épave, il était tout cabossé et tordu. Il lui manquait une roue et il fallait installer plusieurs pièces telles qu'un plateau, des freins et un pédalier. N'ayant aucune idée de la façon de procéder, ni les outils chez moi, sans l’atelier, je n’aurais jamais réussi à prendre la route avec ce vélo.

Quelle a été la difficulté principale au moment de l'autoréparation ?

Les freins m’ont posé problème. J’en ai installé des premiers qui ne correspondaient pas. Ce sont les bénévoles qui ont réussi à me chiner des freins adaptés. Cela m'a fait prendre conscience de la technicité des vélos.

 

 

Hormis le soutien que l'atelier t'a apporté, qu'as-tu découvert dans ces lieux d'autoréparation ?

Les ateliers d'autoréparation sont également des lieux chaleureux dans lesquels les échanges sont prônés : récits de voyage en vélo, astuces. Ma date butoir pour remettre en état mon vélo était le 1er mai, date à laquelle je devais être sur la route en direction de Londres. Au cours des ateliers, j'ai découvert des personnes qui m'ont donné des bons plans pour réaliser ce petit « biketrip ». Un vrai centre d'information cette pharmacie à vélo !

L'esprit est donc convivial, petits et grands peuvent y participer ?

J'ai participé à un atelier le samedi après-midi et il y avait de nombreux enfants qui réparaient eux-mêmes leur vélo, bien-sûr toujours avec l'aide des bénévoles. Les bricoleurs en herbe peuvent mettre les mains dans le cambouis à partir de 7 ans. Les ateliers proposent des événements spécialement dédiés aux enfants comme les « vacances de la bricole » pour apprendre à réparer son vélo.

Lorelei n'est pas la seule à autoréparer son vélo. Aujourd'hui, le réseau de l’Heureux Cyclage compte plus de 25 000 adhérents. Cette forte mobilisation citoyenne montre que participer à un atelier d'autoréparation n'est pas si compliqué et pas si coûteux. En effet, cette jeune adhérente a dépensé environ 70€ pour remettre en état son vélo. Une initiative très abordable pour devenir, un jour, apprenti réparateur.

 

[1] Heureux cyclage - http://www.heureux-cyclage.org/IMG/pdf/preetudecomplete-2.pdf – 20/09/2013

 

 

Les données clés

Pendant 5 mois, 11 foyers volontaires aidés par les 10 éco-gestes identifiés par les Amis de la Terre ont changé leurs habitudes de consommation, voici les principaux résultats !

21 adultes et 12 enfants ont participé à cette opération. En maison ou en appartement ; à la campagne ou en zone urbaine, avec un emploi du temps ou un budget plus ou moins serré, ils ont montré que consommer autrement est possible !

Lave-vaisselle réparé, table d’éveil acquise dans une brocante, textile donné à Emmaus : près de 800 kg de biens ont repris vie grâce à la réparation, l’achat d’occasion, le don ou la récupération, et autant de déchets ont été évités !

Réparer peut prendre du temps, cette opération a été l’occasion pour les participants de prendre le temps de s’occuper de leurs vélos, imprimantes et autres biens. 26 objets ont ainsi été réparés, soit 160 kg de déchets évités. Seuls 5 biens n’ont pu être réparés, et notamment un épilateur électrique, un aspirateur et une imprimante.

L’achat d’occasion est de plus en plus plébiscité : 60 % des Français ont déjà acheté d’occasion. Les participants de l’opération ont été invités à tester le troc ou les zones de gratuité. 30 biens ont été acquis de cette façon pour un volume de 400 kg.

Les foyers volontaires ont fait le tri dans leurs placards et plus de 230 kg de biens ont été donnés ou vendus à l’occasion de brocantes ou sur des sites en ligne[i]. Ces jeux, vêtements ou meubles font désormais le bonheur d’autres personnes.

De petits gestes comme l’entretien de ses appareils ne peuvent être comptabilisés en termes de déchets évités, ils n’en sont pas moins essentiels.

Une deuxième vie peut être donnée aux 500 objets que chacun d’entre nous possédons et tout particulièrement aux meubles et aux équipements électriques et électroniques. 17 meubles dont un canapé, des tables et des chaises ont trouvé une seconde jeunesse dans le cadre de cette opération. Près de 370 kg de meubles ont ainsi échappé à la déchèterie. De même, 31 appareils électriques et électroniques ont été réparés ou acquis d’occasion soit 108 kg d’équipements électriques et électroniques dont la vie a été allongée.

Allonger la durée de vie de nos biens présente même un intérêt économique :

Changer ses habitudes prend cependant du temps : chaque foyer a passé en moyenne 4h par mois à chercher des alternatives et à les mettre en pratique. Mais on mesure rarement le temps passé dans les files d’attente des grands magasins…

Les résultats sont là : les participants sont enthousiastes et souhaitent continuer à lutter au quotidien contre l’obsolescence programmée. Et si en termes de résultats chiffrés, nous n’avons pu estimer que les déchets évités nous savons bien que ce sont aussi les ressources ou l’énergie nécessaires à la fabrication et au transport de nos biens qui ont été évités.

 

[i] Les dons dans les bornes textiles n’ont pas été comptabilisés car si une partie peut être réemployée, une autre peut finir au recyclage.

Pour en savoir plus :

http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/dossierpresse_foyerstemoins.pdf

http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/restitution.pdf

 

Soirée de présentation des résultats

INVITATION

mercredi 17 décembre 2014

de 17h à 19h

ASSEMBLEE NATIONALE

128 rue de l’Université, 75007 Paris

(M) Invalides ou Assemblée nationale

(Inscription obligatoire)

 

Les débats seront animés par Karine Le Loët de Terra Eco.

 

Introduction par Cynthia Sou, directrice générale des Amis de la Terre et François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône

Suivie des interventions de :

-          Jean-Charles Caudron, chef de service Filières REP et Recyclage de l’ADEME.

-          François-Michel Lambert, député des Bouches du Rhône.

-          Baptiste Legay, Chef du département politique de gestion des déchets au Ministère de l’Ecologie.

-          Corinne Rufet, vice-présidente pour l'environnement, l'agriculture et l'énergie à la Région Ile-de-France*.

Présentation des résultats de l’opération foyers témoins par Camille Lecomte, chargée de campagne Modes de production et de consommation responsables aux Amis de la Terre.

 

Témoignages de Christelle et Nicolas qui ont participé à l’opération foyers témoins.

 

Echange avec la salle.

 

Merci de confirmer votre venue, en ligne http://goo.gl/forms/tri4sjPe8q ou par e-mail : camille.lecomte@amisdelaterre.org (Inscription obligatoire)

 

Pour plus d’informations : www.produitspourlavie.org et www.amisdelaterre.org/Operation-foyers-temoins-pour.html

Une panne arrive n’importe quand et rarement au bon moment… pour autant, avant de se précipiter dans un magasin pour acheter un produit neuf pour le remplacer, quelques gestes simples pourront vous permettre de réduire votre impact environnemental et peut-être d’économiser quelques euros.

 

Un Français achète chaque année plus de 8 appareils électriques et électroniques[1], plus de 5 paires de chaussures[2] et de nombreux objets en tout genre. Ces objets s’usent, se cassent et finissent souvent au placard ou dans un tiroir. Quand leur remplaçant défaille à son tour, les premiers finissent au mieux dans un bac de tri pour être recyclés ou pire dans une poubelle pour être enterrés ou brûlés.

 

Pour chacun de ces objets stockés ou quand la panne vient d’arriver, nous vous proposons quelques idées pour allonger leur durée de vie, et si le renouvellement est inévitable, pour s’équiper plus durablement. Les 10 gestes proposés peuvent bien évidemment être complémentaires !

 

 

Geste n°1 : trouver une adresse de réparateur, une idée pour donner une 2e vie à votre bien

Si 63% des personnes dont le bien est tombé en panne ont l'intention de le faireréparer, seuls 44 % le fonteffectivement. Cette perte s’explique en partie par la difficulté à trouver un réparateur. Depuis quelques années, des structures développent des annuaires pour aider les citoyens à trouver des adresses près de chez eux, renseignez-vous auprès de votre commune ou regardez sur le sitewww.produitspourlavie.org, vous y trouverez des adresses et des conseils pratiques.

Pensez aussi à demander à votre entourage leurs tuyaux, le bouche-à-oreille est un bon moyen de trouver la personne idéale pour remettre en état votre appareil !

 

Geste n°2 : éviter la panne enentretenant bien vos appareils pour allonger leur durée de vie

Une batterie défaillante est une des premières raisons pour changer de téléphone ou d’ordinateur, mais avant d’en arriver là, pensez à avoir un bon usage de votre batterie et de votre chargeur. Si une batterie au Nickel doit être complètement chargée puis déchargée pour prolonger sa durée de vie, c’est l’inverse pour une batterie au Lithium qu’il faut éviter au maximum de décharger complètement[3]. Branché, votre chargeur consomme de l’énergie et s’use, pour le préserver et limiter votre consommation d’énergie, débranchez-le !

Pour vos appareils électroménagers, rappelez-vous qu’une cafetière se détartre (notamment avec des produits naturels comme le vinaigre ou le bicarbonate), le filtre d’un lave-vaisselle se nettoie, etc. Trouvez tous les conseils de professionnels [4].

 

Geste n°3 : faire établir des devis et les comparer

Trop cher de réparer ? Et si ce n’était qu’une idée reçue ? Pour le savoir demandez un devis, peut être que la panne ne coûte que quelques euros. Si vous trouvez le prix trop élevé, pensez à demander plusieurs devis et comparez-les. Si c’est toujours trop élevé, passez aux gestes n°4 et n°5 !

 

Geste n°4 : participer à un atelier d’autoréparation pour devenir apprenti réparateur

Démonter un objet vous tente mais vous avez peur de ne pas savoir le remonter ou vous n’avez tout simplement pas les outils ? Apprenez avec un professionnel ou un passionné de bricolage qui vous expliquera comment réparer en toute sécurité ! Atelier d’autoréparation[5], Repair cafés[6] et autres initiatives se multiplient, prenez le temps de regarder sur leur site Internet s’il y en a à côté de chez vous et consultez l’agenda de www.produitspourlavie.org/annuaire

 

Geste n°5 : apprendre à réparer sur les sites en ligne d’autoréparation et donner vos conseils et astuces

Vous êtes plutôt bricoleur mais un appareil vous résiste ? Consultez les forums[7] des sites  d’autoréparation et si vous ne trouvez pas la solution en ligne, posez vos questions. Pensez en retour à regarder les questions en attente de réponse, peut-être que vous avez la solution !

 

Geste n°6 : troquer, acheter un bien de seconde main

Achetez un produit de seconde main dans une recyclerie, lors d’une brocante ou d’un vide grenier ou encore sur les sites de ventes en ligne de particulier à particulier[8]. Trouvez votre bonheur ou donnez lors d’une gratiferia[9] ou sur un site de don en ligne[10]... Enfin, troquez lors d'un troc événementiel, sur un réseau de troc en ligne[11].

 

Geste n°7 : repérer et éviter les produits qui vont devenir rapidement obsolètes

Des produits sont vendus avec une durée de vie limitée, c’est notamment le cas des ordinateurs, smartphones ou tablettes qui utilisent des supports ou systèmes d’exploitations qui, passés quelques années ne peuvent plus être mis à jour, rendant l’utilisation du produit difficile (applications obsolètes ou ordinateurs exposés aux virus). Pour contourner cette stratégie qui vise à nous inciter à acheter des produits dernier cri, privilégiez les logiciels libres[12].

 

Geste n°8 : acheter des produits robustes et durables

Un bien cher peut être signe de qualité mais pas toujours. Pour acheter des biens robustes et réparables, renseignez-vous avant d’aller en magasin sur la fiabilité des produits et marques en consultant les enquêtes des associations de consommateurs[13] ou les avis des Internautes.

Pour être sûr d’acheter un bien robuste sans se ruiner, rendez-vous dans une structure qui remet en état les appareils de seconde main, comme Emmaüs. Ces structures privilégient, en effet, la réparation de marques réputées pour leur robustesse et proposent souvent des produits d’occasion avec une garantie.

 

Geste n°9 : participer aux initiatives citoyennes de partage des biens ou de savoirs, tout en veillant à consommer moins

Emprunter une perceuse à son voisin de façon informelle, et aller plus loin en participant à des sites de partage comme La machine de mon voisin[14]. Ou encore participer à un SEL (Système d’échanges locaux) ou à une accorderie[15], pour faire réparer votre objet en échange d'un service que vous êtes capable de rendre, en toute convivialité !

 

Geste n°10 : vérifier que le produit est réparable et opter pour les produits avec des pièces détachées disponibles dans la durée

Bientôt la durée ou la date de disponibilité sera affichée sur les produits, mais en attendant, les vendeurs ont l’obligation de vous donner oralement cette information. Profitez-en pour vous renseigner sur le prix des pièces détachées car certaines marques les vendent à un prix exorbitant pour décourager le geste de réparation.



[1] ADEME, Equipements électriques et électroniques, rapport annuel 2012, p. 24.

[2] ECO TLC, État de l’art du tri, du recyclage et de la valorisation des chaussures à destination des ménages, 2012, p. 8.

[3] Pour savoir si vous possédez une batterie au Lithium ou au Nickel, consultez la notice de votre appareil ou trouvez cette information directement sur votre batterie.

[4] http://www.choixresponsable.com/flipbook/Gifam/                                   

[5] Pour les vélos, regardez sur le réseau de l’Heureux cyclage, ou encore sur Free cycle.

[6] Tout savoir sur les Repair cafés.

[7] Quelques forums en ligne qui peuvent vous aider : Comment reparer.com, Savoir tout faire, Tout électroménager.

[8] Les plus connus sont ebay ou Le bon coin.

[9] Une foire gratuite, un marché gratuit.

[10] Parmi lesquels : Recupe, Donnons ou Co-recyclage.

[11] Par exemple : My recyle stuff.

[12] Pour vous informer : Coagul ou Le logiciel libre.

[13] L’UFC Que Choisir réalise chaque année des tests de fiabilité, 60 millions de consommateurs propose des guides achat etc.

[15] Une Accorderie développe, par l’échange de services et la coopération, les conditions d’une amélioration réelle, et au quotidien, de la qualité de vie de tous ses membres, les Accordeurs. Une Accorderieœuvre dans le monde de l’économie sociale et solidaire, en proposant un système économique alternatif reposant sur la création d’une nouvelle forme de richesse.